Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 15:38
Elle rodait, affamée
Elle t’a tapé sur l’épaule
Tu ne t’es pas retournée
Tu savais qui elle était
Elle a tapé plus fort
Tes yeux se sont fermés
De son doigt froid et impérieux
Elle a voulu te marquer
Mais tu n’es pas de celles
Qui se laissent dompter
Ton corps est lourd à présent
mais tu la regardes en face ;
Ignoble éclat sombre
Qu’il te faut combattre
Chaque seconde .
 
Entends -tu cette voix ?
Dirige –toi vers cette bulle
Sens-tu cette pression sur ta main ?
Touche- la du doigt sans crainte
Ouvre les yeux
Je suis là !
Par florylège
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 14:00
Dans un monde perclu de modernité
Où nul maladie n’est acceptée
Où la nourriture est aseptisée
Où aucune graine n’est autorisée
Où tout végétal est cloné
Après avoir été génétiquement modifié
Tu as trouvé une bien belle antiquité
Au fin fond d’un vieux  sac de jardinier
Le reste d’une tomate épépinée
Dont les graines tu as semé
Comme un vent d’adversité
Contre ce monde à la pensée atrophiée.
 
Sciences-fictions ou réalité ?
Cette histoire il y a 20 ans, racontée
Semble de plus en plus s’approcher
D’une terrible vérité
Où tout aliment sera la clé
Du destin de l’humanité.
Multiple firmes annoncent des brevets
sur une nature dénaturée
en promettant à nous tous ,demeurés
de bien plus grande quantité
et une bien meilleure santé.
Pourtant un seul but ciblé
L’alimentation mondiale porte-monnaie
Dans la poche d’une poignée d’initiés
Qui ne veulent pas anticiper
Les conséquences circonstanciées
De leurs gestes d’ apprentis sorciers.
 
Quelle sorte d’hérédité
Allons- nous laisser
A nos chères couvées ?
Comment leur expliquer
Que nous n’avons rien fait
Quand encore on le pouvait
Et avons tout avalé
Comme des benêts !
 
 
"Le Jardinier Récalcitrant" est un téléfilm réalisé par Maurice Failevic et co-écrit avec Jean-Claude Carrière. Il a reçu le Prix Futura à Berlin en 1983.

Par florylège
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /Juil /2007 11:28

Comme un monde appauvri en oxygène

Comme une drogue sans hallucinogène

Comme une lune décrochée du ciel

Comme une passion sans étincelle

Comme une fresque privée de  chérubins

Comme un grand  vin sans tanin

Comme une fleur dénuée de toute odeur

Comme un brasier sans chaleur

Comme une feuille asséchée de mot

Comme un loup sans agneau

Comme un manque qui se comble

Comme un oubli qui devient possible

Comme un sublime souvenir qui s’éteint

Comme ton image qui s’embrume dans le lointain.

Par florylège
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /Juil /2007 08:44

Ouille !ouille !par quoi faut-il commencer ?

Plusieurs réponses peuvent-elles  être cochées ?

Ai- je le droit d’effacer et de recommencer ?

Si je me trompe suis-je pénalisée ?

Ne vaut-il pas mieux ne rien répondre et passer ?

Dans le désordre peut –on procéder ?

A-t-on besoin de calculer ?

Est-ce que j’ai le droit de tricher ?

Du correcteur puis- je en badigeonner ?

Que gagne-t-on si on est premier ?

Ai-je le droit d’être aidée ?

C’est quoi cet énoncé ?

Peut-on avoir un coéquipier ?

Et le stress comment le gérer ?

Ma copie puis- je la déchirer ?

Ou peut être l’échanger ?

Ai-je le droit d’usurper une identité ?

De recopier et de plagier ?

Un dictionnaire me procurer ?

Mes concurrents puis je les écraser ?

Vous entendez quoi par « aimer » ?

Puis -je écrire en violet ?

Doit-on cocher ou biffer?

Dans quel lieu puis-je m’installer ?

J’ai peur de ne pas y arriver !

 

 

Quoi ? comment ? Mon temps était compté ?

L’épreuve est terminée !

Et je n’ai encore rien fait !

Aucune réponse je n’ai coché !

Je suis désespérée.

 

Il fallait se décider

Au lieu de tant hésiter !

 

Zut !Flûte !une dernière chose s’il vous plait !

Je sais que dans la vie , la vraie

 çà ne s’est jamais fait

Mais puis- je recommencer

Ce difficile  brevet ?

Et pour la peine , de tant d’amabilité

En échange qu’est ce que vous voulez ?

Une pièce de monnaie ?

Un gros  billet ?

Un rendez vous avec mon banquier ?

Un petit pactole non déclaré ?

 

????…........... 

Par florylège
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 09:35

A vouloir être trop parfait

Sur son nombril un peu trop penché

On  oublie un peu trop vite

Qu’autour de nous gravite

Un monde certes très imparfait

Au terrain très accidenté

A la limite de l’agressivité

Mais plein de vivacité.

 

A vouloir être trop parfait

Sur son nombril trop barbelé

On  oublie un peu trop vite

Que çà déclenche l’arthrite.

On n’avance qu’au rétroviseur

Aucun pied sur l’accélérateur.

Au ventre une sacré peur

Qu’on pète un amortisseur !

 

 

A vouloir être trop parfait

Sur son nombril trop poudré

On  oublie un peu trop vite

Que trop d’antimite

Crée une jolie prison dorée

Très bien aseptisée

Qui fait fuir tout abonné

A un éventuel communiqué.

 

 

A vouloir être trop parfait

Sur son nombril trop astiqué

On  oublie un peu trop vite

Qu’on devient une bête décrépite

Comme un vieux fossile

Qui gorgé  de bile

Sans aucune retenue libère  son fiel

Sur tout ce qui pourrait être mortel

 

A vouloir être trop parfait

Sur son nombril trop protégé

On restera toujours  seul

Drapé dans son linceul

Bravant une vie de médiocrité

Pour n’avoir jamais essayé

De le mettre en danger

En ôtant son bouclier.

Par florylège
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 09:16

Le couvercle claque comme une mâchoire

Dedans un amoncellement d’accessoires.

Dernier coup d’œil autour de moi

J’ai la sensation d’oublier, encore une fois.

Et je le vois soudain

Là !posé non loin

Ce petit tas, discret et rabougri

En paquet, très ramassé sur lui.

Je le soupèse délicatement du bout des doigts

C’est fragile et terrible  un désarroi.

« Non !tu es trop dense

Pour partir en vacances

Tu resteras là !

Seul tu te nourriras.

Et si dans un mois

Tu n’es plus là

Et bien ma foi

Grand bien me fera ! »

Il versa une larme

Je restai de marbre.

« J’abandonne ici tout l’inutile

Rien qui ne puisse entacher mon exil. »

Le couvercle claque comme une mâchoire

Dedans nul désespoir.

Par florylège
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /Juil /2007 14:35

Je pesterais d’avoir remis tous ces projets au lendemain

D’avoir perdu tant de temps aux soucis si anodins

De mettre retenue de dire tout haut

Ce qui m’étouffait et me rigidifiait le dos.

De ne pas avoir encore accompli

Tous ces imaginaires ou fous défis.

De ne pas avoir autant souri

Que le demandait  ma bonhomie.

 

J’irai dès le premier matin

Lui prendre sa main

Je lui expliquerais ce que j’ai là au fond du cœur

Et je n’appréhenderais pas son sourire moqueur.

 

Je les serrerais très fort dans mes bras

Dans un grand rire , une grande joie

Je leur donnerais les dernières consignes du bonheur

Sous la forme d’une belle histoire , la meilleure.

Puis fière  je les relâcherais

Et des yeux les suivraient.

 

Je l’embrasserais pour ne pas oublier le goût de sa peau

Je le remercierais de cette vie, de ce cadeau

J’aborderais dans un grand éclat de rire

Tous les sujets à proscrire.

Je passerais ma main dans ses cheveux

En lui faisant promettre des jours heureux.

 

Je ferais le premier pas

et sans inutile blabla,

Je leur dirais les parents qu’ils ont été

Ce rôle qu’ils croient avoir raté.

Le bonheur qu’il en a résulté

Je leur dirais parole jamais prononcée :

Un simple :« Je vous aime »

Sans en faire un poème.

 

J’irais voir un denier film sur grand écran, allongée dans l’herbe

Un fou rire à me faire attraper une crampe superbe

Je monterais tout là haut voir l’immensité

De cette terre qui contient toutes mes amitiés

Je prierais un dieu, une entité , un roi…

pour qu’il protège ce que je laisse derrière moi

Je glisserais ma main sous cette eau fraîche

Pour aplatir cette rebelle mèche.

 

Puis juste avant de devenir loup

J’irais au soleil et j’attendrais debout

une dernière fois Je me retournerais

pour être sûre de ne rien oublier.

Je fermerais les yeux pour ne pas flancher

Et ne rien laisser de mes lèvres dépasser.

Je laisserais le vent me caresser

Pour petit à petit m’emporter.

 

S’il me restait deux jours à vivre

Je me soûlerais  à être ivre

D’un gigantesque  bonheur éclatant

A me faire éjecter vers le firmament.

Par florylège
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /Juil /2007 10:43

Jeter sur une page blanche

Un tas de mots en avalanche

Sans aucun effort

Sans aucun remord

Je me libère sans souffrir

Je suis là pour m’affranchir

Pourquoi ne l’ai-je compris que maintenant ?

L’écriture envahit ma vie depuis longtemps.

Mais jamais elle n’a pris autant corps

Sous l’influence d’un tel décor.

Au fond je me demande quel a été le déclic

Pour que je me lance dans cet exercice acrobatique ?

Je n’ai point inventé une nouvelle thérapie

D’autres avant moi ont commencé leur copie.

Quel vilain mot : la pudeur

Ici ce n’est qu’ardeur.

Il n’y a plus d’éducation

Il n’y a que transgression.

Un jour ici peut être

De chers êtres

Trouveront une réponse

En forme d’annonce

Tout ce que je suis ,

Tout ce que je n’ai pas dit

Tout ce que je n’ai pas osé

Tout ce que j’ai caché.

Par florylège
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 15:44

Le regard vers le sud

Aucun nuage n’entache la ligne d’horizon

Je serais là bas d’ici peu

Retrouver de délicates odeurs de mon enfance

La douce brise de ces vents sur mon visage.

 

 

Si je ne reviens pas

Promets moi de ne pas pleurer

Je n’ai pas eu l’élan que tu attendais

Quand tu m’as serré dans tes bras

Surprise je n’ai pas réagis

Quelque chose m’a retenu de le faire.

Je suis trop rigide malgré ma façade décontractée

Tout l’amour que j’ai en moi n’arrive pas à s’échapper

De cette carcasse rigidifiée.

Je suis comme toi .

Je suis une antenne à ta souffrance.

 

Si je ne reviens pas.

Tu as été mon modèle

Jamais égalé

Une  grande fierté

de t’avoir eu à mes côtés

pour me protéger

et m’enseigner tant de choses.

On m’aurait laissé le choix

C’est toi que j’aurais pris.

 

 

Si je ne reviens pas

Sache que tu as été l’amour de ma vie

Que rien ne pourra bousculer ce lien indéfectible.

Tu as su me protéger, toujours aux aguets de mon bien être.

Un respect inégalé

Promet moi que cette relation ne doit pas rester unique.

La vie est longue et difficile

Et on doit la partager pour être.

 

Si je ne reviens pas

Grandissez et transmettez ces valeurs

Que j’ai hérité et que vous héritez à votre tour

Soyez heureux car vous remplirez alors le but

Que je m’étais fixée

Et que j’ ai souvent appliqué maladroitement.

Je serais toujours près de vous

Vous êtes mon cœur tout entier.

 

Si je ne reviens pas.

Je te les confie comme toi un jour

Tu l’as fait avec ton bien le plus précieux.

Il faut ces années pour commencer à se comprendre.

Je sais que tu sauras …

 

Si je ne reviens pas.

Sache que tu as compté pour moi

Un grand attachement intellectuel

Malgré le peu de temps que je te connais

Ce qui m’a souvent perturbé d’ailleurs.

Je ne t’ai pas toujours comprise

Le fossé je l’ai creusé

Comme les douves qui défendait

Un donjon imprenable

Même si dès la première fois

Sans le savoir tu en as été le maître.

 

Si je ne reviens pas

Sachez que c’était mon désir le plus cher.

Partir debout .

Je vous aime.

Par florylège
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 15:52

Cela s’estompe, je le sens.

Il  me faut juste un peu de temps.

Je vais gagner à l’usure

Car de toute façon rien ne dure.

Sauf une seule chose, ma ténacité

Qui n’a point besoin de cette vérité.

J’ai été  plus que sincère

Puisque je suis au fait de ces affaires.

Moi et moi sommes au courant.

Cela a assez fait de boucan.

 

Cela s’estompe , je le sens.

Il n’y a plus rien d’alarmant.

Enfin JE s’assoupit

Un peu de répit.

Je vais pouvoir enfin

Profiter du tout et de rien

De cette vie quotidienne

A la saveur cartésienne.

Je suis seule maître à bord

Les autres dehors !

 

 

Par florylège
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