Une larme longue et étale
S’accroche au bord d’un pétale.
Sur la crête d’une colline
s’étiole un souci teinté de bruine.
Goutte après goutte
se meurt un dernier doute.
Un lourd habit qui s’allège
dans le battement d’une aile.
Un regret qui sèche
Pour rallumer une flammèche.
Un remord au goût amer
Au soleil d’une clairière.
Un profond trou
qui se panse de boue.
La tempête violente,
déstabilisante
a parsemé derrière elle
quelques terribles séquelles.
Les dernières aspérités
de ce paysage mortifié
s’éroderont petit à petit.
Le temps est un terrible ami.